Arbres

Symbolisme

 

Symbole de la Creation

Ses racines plongent dans le sol, ses branches s’élèvent dans le ciel ; l’arbre est donc universellement considéré comme le symbole des rapports qui s’établissent entre la terre et le ciel. Il possède de ce fait un caractère central, à tel point que l’Arbre du monde est synonyme d’Axe du monde. Il met en communication les trois niveaux du cosmos : le souterrain, par ses racines plongeant dans les profondeurs de la terre, la surface de la terre, par son tronc et ses premières branches ; les hauteurs, par ses branches supérieures et sa cime, attirées par la lumière du ciel. Il relie ainsi le monde chtonien ou souterrain et le monde ouranien ou céleste. Des reptiles rampent entre ses racines, des oiseaux volent dans sa ramure. Les quatre éléments se retrouvent en lui : l’eau circule dans sa sève, la terre s’intègre à son corps par ses racines, l’air nourrit ses feuilles et le feu jaillit de son frottement.

Cette image du lien entre Ciel et Terre a souvent été reprise par la philosophie et la méditation spirituelle : l’arbre est alors le symbole de la création tout entière, du macrocosme ou grand univers, mais il est aussi symbole de l’homme, considéré comme univers miniature ou microcosme. En ascension vers le ciel, l’arbre est symbole de verticalité.

Les nombreuses interprétations symboliques de l’arbre s’articulent autour de l’idée du Cosmos vivant en perpétuelle régénérescence. Le déroulement de son cycle annuel l’associe tout naturellement à la succession de la vie, de la mort et de la résurrection. L’arbre est symbole de la vie en perpétuelle évolution.

Il faut aussi signaler le symbole particulier de l’arbre inversé qui pointe ses racines vers le ciel et déploie sa ramure sur la terre, que l’on trouve aussi bien dans les plus vieux textes de l’Inde (Rig-Véda) que dans l’imagerie alchimique. L’arbre indique dans ce cas l’origine céleste de l’homme et l’invite, en se libérant de ses attaches terrestres, à redécouvrir en lui, derrière le voile de l’illusion, ce ciel intérieur qui participe par essence du ciel divin lui-même.

L’arbre dans l’historie de religions

On trouve chez presque tous les peuples anciens des arbres sacrés, soit réels, soit idéalisés et élevés au rang de symboles cosmiques. Dans les religions naturelles les plus anciennes, les arbres étaient considérés comme des êtres véritables habités par des esprits de la nature, nymphes ou elfes, possédant leur propre âme et avec lesquels l’homme entretenait une relation particulière.

L’arbre cosmique est souvent représenté sous la forme d’une essence particulièrement majestueuse. Ainsi, le chêne des Celtes, le tilleul des Germains, le frêne des peuples scandinaves, l’olivier de l’orient islamique, le mélèze et le bouleau de Sibérie, tous arbres remarquables par leur longévité et leurs dimensions.

L’arbre, axe du monde, est celui autour duquel s’assemble le cosmos ; ainsi le frêne Yggdrasil chez les Germains du Nord ou encore l’arbre sacré Ceiba ou Yaxché des Mayas du Yucatan, qui pousse au centre du monde et porte les couches du Ciel. On trouve la même idée avec l’arbre Kien-mou des Chinois qui touche, par ses branches et ses racines, aux cieux et aux sources souterraines où se cache la mort.

Pour les Bouddhistes, l’arbre de la Boddhi, à l’ombre duquel Gautama Bouddha reçut l’illumination est le symbole du grand Eveil. L’Egypte ancienne vénérait les sycomores où la déesse Hathor puisait une boisson et une nourriture qu’elle donnait aux morts, ou plus exactement à leurs âmes. Le dieu sumérien de la végétation Dummuzi ou Tammuz) était adoré comme arbre de la vie.

L’association de l’Arbre de Vie et de la manifestation divine se retrouve dans les traditions chrétiennes. Il existe une analogie entre l’arbre de la première alliance, l’arbre de vie de la Genèse et l’arbre de la croix u arbre de la Nouvelle Alliance, qui régenère l’homme.

L’arbre-ancêtre deviendra l’arbre généalogique. Citons le fameux arbre de Jessé qui symbolise la chaîne des générations dont la Bible résume l’histoire et qui culmine avec la venue du Christ.

La symbolique psychologique de l’arbre

La comparaison entre l’homme et l’arbre a, semble-t-il, toujours existé ; soit l’homme se transforme en arbre ( comme Daphné, l’amante d’Apollon, qui fut transformée par lui en laurier) , soit l’arbre se transforme en homme ou en femme. L’arbre est toujours ambivalent et il ne faut donc pas s’étonner de le trouver alternativement doté d’une essence féminine et masculine. Au-delà de la division facile qui fait de son tronc un symbole du phallus et de son intérieur, ou des cavités qui s’y creusent, une image de la matrice, l’arbre était du genre féminin dans la langue latine avant d’évoluer et de devenir du genre masculin au Moyen Age dans les langues romanes qui ont succédé au latin. C’est ainsi que l’arbre double, à la fois phallus et matrice, symbolise le processus d’individuation au cours duquel les contraires en nous s’unissent.

L’arbre est aussi considéré comme une image de l’androgyne ou hermaphrodite initial. Il est lié à l’athanor des alchimistes, matrice où s’opère la gestation de l’or philosophal.

Les principaux symboles associés à l’arbre sont ceux de la croix et de la montagne.

Pour aller plus loin!

 

L’Abricotier :

Il symbolise la nourriture des dieux, la passion, la sensualité, et le désir passionné.

En Andalousie, selon les femmes lorsqu’elles mettent sous leurs jupes des fleurs et des feuilles d’abricotiers elles deviennent irrésistibles. Associé à la planète Vénus,il aurait le pouvoir d’éveiller la passion et le désir charnel.

Vertus médicinales : Il donne un excellent fruit, trés tonique, et nombreux sont ceux qui lui doivent leur santé et leur longévité. Les peuples des montagnes d’Asie se nourrissent beaucoup d’abricots et les médecins se sont aperçu qu’ils détenaient le record de longévité humaine.

L’Acacia :

L’Acacia symbolise la renaissance, l’immortalité, la mort, l’ ancienne connaissance disparue que les Maîtres doivent retrouver, la victoire spirituelle, le renouveau de la force et du courage lorsque l’on est confronté aux difficultés, et l’amour platonique.

On dit que l’arche d’alliance (de Noé) était en bois d’Acacia plaqué d’or, et que la couronne d’épines du Christ provenait de ce même arbre.

Vertus médicinales : L’acacia est aussi connu pour ses vertus toniques, diurétiques, et pour son effet contre les calculs biliaires.

L’Ajonc (arbuste) :

Il symbolise le renouveau, la promesse d’une nouvelle croissance, le délicat équilibre

entre le jour et la nuit, l’espérance de l’illumination, et la foi.

Au moyen-age les ajoncs repoussaient les sorcières qui les avaient en horreur car ils représentaient la clarté opposée aux ténèbres. C’est la raison pour laquelle les gens apeurés chassaient ces femmes redoutées en agitant des ajoncs au-dessus de leur tête, et en frappant le sol tout autour de leur maison ou de leur cabane lorsqu’ils vivaient en forêt.

Vertus médicinales : L’ajonc est connu pour ses vertus émollientes et sédatives.

L’ Alisier :

C’est l’arbre des bardes, des artistes, de la poésie et de la musique.

L’Amandier :

L’Amandier est signe de renaissance, de la nature, de fragilité, de la partie divine de l’homme, de l’extorisation sans crainte à la bonté et à l’amour, de l’étourderie, et des esprits superficiels.

Chez les Grecs, l’amande pressée était comparée à la semence de Zeus, en tant que puissance créatrice. On affirme même que l’Amandier remonte directement à ce Dieu et que son fruit peut féconder une vierge indépendamment de l’union sexuelle. Selon une croyance qui tient encore en Europe, la jeune fille qui s’endort sous un Amandier en rêvant à son fiancé, peut soudainement se réveiller enceinte. Dans les textes bibliques, l’amandier est souvent auréolé de facultés bénéfiques.

Dans les chants des troubadours, la fleur d’amandier était subtilement associée à la pureté cathare. Héra transforma Phyllis, princesse éplorée en amandier et quand son amant de retour embrassa le tronc ses larmes donnérent les fleurs…

Vertus médicinales : Trés nombreuses: vermifuges, laxatives, calmantes, émollientes, diurétiques et purgatives. L’amandier permet aussi de lutter contre les affections pulmonaires, la coqueluche, l’insuffisance hépatique, la toux et les maux de gorge.

Le lait ou l’huile d’amande douce est réputé pour tonifier et purifier l’épiderme, chasser les dartres ,il apporte la beauté (cosmétologie).

L’Aubépine :

On accordait à cet arbre des pouvoirs permettant de détourner la foudre, de conserver la viande ou le lait, d’empêcher de faire tourner le lait et d’éloigner les serpents; d’où des plantations fréquentes d’Aubépines à proximité des granges et des étables.

Vertus médicinales : C’est un excellent tonique du coeur et de la circulation sanguine

L’Aulne :

L´aulne (Alnus glutinosa) est également un arbre craint. Il pousse dans

les marigots, ses feuilles restent vertes jusqu´à leur chute et il brûle sans fumée.

De plus c´est une essence qui « saigne », son bois jaune devenant rouge

lorsqu´il est exposé à l´air. Il n´en faut pas plus aux contes populaires pour en faire

un arbre diabolique ayant partie liée avec les puissances infernales.

Le Bouleau :

Il symbolise le contact avec les Dieux de l’autre monde, le 1er Mai, la rennaissance de l’amour et de la vie, le bien, la pureté, la douceur, la délicatesse, le rapprochement vers le Ciel, le calme, la sérénité, l’acceptation de sa vie et des changements, la réconciliation avec soi, l’apaisement, l’harmonie, et la bienveillance vis à vis de soi et des autres.

Le bouleau etait utilisé dans la fabrication des verges qui servent à flageller les possédés, les aliénés, les délinquants et les condannés pour en expulser le mal. Puis les exorcistes l’utilisèrent ensuite en décoction, car ils assuraient qu’il faisait s’enfuir les démons.

Il rend la lucidité aux névrosés par sa brillance. Le bouleau était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides. Parfois appelé « Arbre de la sagesse », symbole de connaissance druidique, on surnommait aussi le bouleau « Sceptre des maîtres d’école », parce qu’avec son bois on fabriquait les baguettes servant à punir les cancres.

Vertus médicinales : La médecine des plantes utilise ses feuilles, bourgeons et son écorce que l’on distille pour en extraire une huile essentielle. Le bouleau est retenu comme antiseptique, dépuratif, cholérétique, cicatrisant, diurétique. Au Moyen Âge on utilisait le bouleau pour soigner les plaies, les ulcères et les calculs rénaux. Propice aux reins et à la vessie. On lui prête de nombreuses autres vertus thérapeutiques, d’autant qu’il vit en symbiose avec l’amanite muscaria ou amanite tue-mouches, champignon « magique » que l’on appelait aussi la nourriture des Dieux (et avec lequel les chamans se droguaient). Il est encore cité pour combattre les oedèmes, la goutte et l’arthritisme, l’hypertension aussi bien que la cellulite et l’obésité, les éruptions cutanées et l’artériosclérose.

Le Châtaignier :

Le Châtaignier symbolise la vérité, la vigueur, la générosité, la justice (parfois dure et sévère), l’équilibre, et l’équité.

Importé en France par des moines d’Asie Mineur (Liban) qui en plantèrent dans les Cévennes puis en Bretagne, il sauva les populations de la famine.

À cause de ses feuilles dentelées en forme de lance, les Celtes l’ont comparé à un guerrier incorruptible, il symbolisait pour eux l’inflexibilité des lois célestes et terrestres, la justice des dieux et des hommes.

Vertus médicinales : Le châtaignier est utilisé pour lutter contre l’anémie, la coqueluche, la toux, les diarrhées et les fièvres. On conseille les châtaignes comme reminéralisant et tonique ( favorable à la circulation sanguine).

Le Chêne :

Le Chêne symbolise la force invincible, la longévité, la solidité, la justice, la communication entre le ciel et la terre, l’hospitalité, la générosité, et la majesté.

Arbre sacré dans de nombreuses traditions, le Chêne est investi de privilèges

accordés à la divinité suprême parce qu’il attire la foudre et symbolise la majesté.

En tout temps et en tout lieu, le Chêne est synonyme de force et de solidité. C’est du moins l’impression qu’il laisse quand il atteint sa maturité. Ne soyons donc pas étonnés d’apprendre que les termes « chêne » et « force » se traduisent en latin par le même mot: robur, symbolisant autant la force morale que physique. C’est auprès d’un Chêne qu’Abraham reçut les révélations de Yahvé. Son rôle axial en faisait un instrument de communication entre le Ciel et la Terre. D’après Pline l’Ancien, lequel s’appuie sur l’analogie du grec (drûs), le nom des druides est en relation étymologique avec le nom de Chêne, d’où la traduction hommes de Chêne. Adoré par les Celtes, le Chêne était l’équivalent d’un temple. Ils croyaient ces arbres habités par des nymphes dont elles en épousaient la forme, d’où la création de mesures sévères pour condamner ceux qui les abattaient sans nécessité. Un abattage autorisé conduisait vers des rituels religieux pour permettre aux nymphes de se retirer de l’arbre avant sa chute, afin d’éviter leur vengeance. Parfois, l’une d’elles se mariait avec un humain, telle Eurydice qui épousa Orphée. A leur côté vivaient les Hamadryades qui demeuraient sous l’écorce du chêne qu’elles choisissaient comme résidence.

C’était un arbre oraculaire dans lequel les dieux parlaient, où les druides cueillaient le gui sacré et dans lequel Héraclès tailla sa massue invincible.

À Dodone, en Grèce, se tenait près d’un chêne un oracle qui dans le bruissement des feuilles décryptait les messages de Zeus.

Suprême honneur, Zeus transforma Philémon en chêne afin de le remercier de sa piété.

C’est également aux branches d’un chêne que l’on suspendit la toison d’or et c’est sous un chêne encore que Saint Louis, dans la forêt de Vincennes écoutait les doléances de ses sujets et rendait justice. L’arbre lui communiquait sa sagesse.

Jeanne d’Arc, pendant sa jeunesse, écoutait les voix célestes qui se faisait entendre dans le chêne des fées qui trônait au centre du village de Domrémy.

Le chêne était l’un des sept arbres sacré du bosquet des druides.

Vertus médicinales : Usages médicinaux nombreux: Ecorce astringente,hémostatique et antiseptique.Le chêne est reconnu pour ces vertus permettant de lutter contre les angines, durillons, hémorroïdes, plaies de toutes sortes, engelures, diarrhées, énurésie, leucorrhée, problème du tube digestif et tuberculose.

Les glands étaient utilisés jadis en nourriture dans les temps de la disette.

Le Cyprès :

Cet arbre sacré chez de nombreux peuples, grâce à sa longévité et à sa verdure persistante, est également nommé « Arbre de vie », à l’instar du Thuya. Chez les Grecs et les Romains, le Cyprès est en rapport avec les divinités de l’enfer. Il est l’arbre des régions souterraines, d’où sa présence remarquée dans plusieurs cimetières du bassin de la Méditerranée.

Vertus médicinales : Freine le systéme parasympathique et stimule les oestrogénes.

L’Eglantier (rosier sauvage) (Arbuste) :

L’Eglantier symbolise l’ouverture sans cesse renouvelée, l’expression de son vrai soi profond, l’ouverture à soi et aux autres, la féminité, et le grand amour.

Vertus médicinales : Sirops,tisanes,essences,vins,confitures et huile essentielle réputée. Nombreuses applications culinaires, cosmétiques, aromatiques, médicinales (cicatrisation).

L’Erable :

Il symbolise l’indépendance, la liberté, la réserve, et le sens de l’observation.

Pour les druides, une bonne étoile veillait sur la destinée de leurs protégés car l’érable était le messager des dieux. Ceux-ci parlaient aux hommes dans le souffle du vent agitant les hautes branches de l’arbre. Ils utilisaient sa sève comme breuvage destiné à calmer les esprits impulsifs et violents. On assurait que cette potion, mélangée avec d’autres sucs végétaux, avait également la capacité d’apaiser les inflammations de toutes sortes.

C’est un érable immense qui dominait la fontaine de Barenton dans laquelle Merlin l’Enchanteur venait puiser des gobelets d’eau pure.

On dit que s’alonger sous cet arbre sert à regonfler les esprits lassés des multiples épreuves de l’existence.

Vertus médicinales : l’érable est connu pour soutenir les traitements contre l’asthénie, les affections pulmonaires, les rhumatismes, et pour redonner du tonus aux convalescents, car son énergie est puissante et dynamique. Le sirop d’érable est un excellent reconstituant.

L’Eucalyptus :

L’Eucalyptus symbolise la purification.

On brûlait ses feuilles dans les pièces afin d’en chasser les mauvais esprits ou les miasmes et puantes odeurs. On dit aussi qu’il chasse les stress et soucis de la vie quotidienne.

Vertus médicinales : l’eucalyptus est connu pour combattre les affections pulmonaires, les problèmes des voies respiratoires, les migraines et les rhumatismes, les brûlures.

Le Figuier :

Il symbolique la volonté de survie, la générosité, la richesse naturelle,

le courage, et l’intelligence.

Le Bouddhisme raconte que Vishnou naquit à l’ombre des branches

d’un figuier et fut nourri par l’abondance de ses fruits. Cérès, déesse des moissons,

offrit un jour un figuier à un Athénien qui lui avait offert l’hospitalité. Selon Horace,

le figuier à donné son nom au foie, ficatum, depuis qu’un éleveur romain nommé Agicius engraissa ses oies avec des figues pour obtenir un foie gras au goût particulièrement apprécié des nobles romains.

Vertus médicinales : Le figuier est connu pour les traitements contre les affections pulmonaires, la toux, les troubles de la circulation sanguine, les hémorroïdes et les varices.

Il fait aussi office de caille-lait et de purgatif.

Le Frêne :

Il symbolis la solidité puissante, l’immortalité, le lien entre les trois niveaux du cosmos, et la fécondité.

On en faisait des hampes de lances. Dans les anciens pays baltes, l’homme étourdi et un peu niais est qualifié de frêne car il est considéré comme aveugle. En effet, ne sachant pas quand vient le printemps, il reste longtemps dénudé. Tandis qu’à l’automne, craignant de paraître ridicule à nouveau, il est le premier à se dépouiller rapidement de toutes ses feuilles.

Dans l’Europe nordique, Il est perçu comme l’arbre de la féminité car c’est dans sa ramure qu’une femme peut suspendre certaines amulettes qui font battre le cœur de l’homme qu’elle désire. Le frêne, arbre adoré des germains est également un arbre apprécié pour la qualité de son bois. Peut-être peut-on voir dans sa réputation de médiateur entre ciel et terre la raison de son utilisation pour la fabrication d´armes (javelots, lances, flèches).

Vertus médicinales : Si on l’excise il délivre une séve sucrée ,la manne, favorable aux enfants, convalescents et femmes enceintes.

Le Genêt :

Symbole supreme de la victoire, il est brandit à chaque opération guerrière ou non couronnée de succes.

Le Hêtre :

Le Hêtre symbolise la confiance, la patience, la douceur, la vitalité, le raffinement, la joie, la féminité, la confiance en soi, la sérénité, la patience, la prospérité, et le succès en société.

Pour les druides d’Irlande, il représentait la connaissance écrite, symbolisée par des signes. Le mot anglais book vient d’un mot gothique signifiant lettre, rattaché au mot beech, hêtre, dont on se servait pour faire les tablettes à écrire. (Hêtre était ainsi un synonyme de littérature). Il limite la perméabilité aux émotions des autres et apporte le calme nécessaire pour aborder le tourbillon de la vie.

Vertus médicinales : La créosote, un goudron qui provient de son bois, découvert en 1832 par Reichenbach et qui est connu comme un antiseptique puissant.

Le hêtre est connu pour ses vertus contre les affections pulmonaires, les fièvres, les rhumatismes, le paludisme et les parasites intestinaux, et pour soutenir les traitements contre les dermatoses et la tuberculose.

L’If :

L’If symbolise l’éternité, la mort, l’immortalité, le renouveau, la renaissance, la continuité et l’acceptation des cycles de vie, la sérénité, et la tristesse terrestre passagère.

L´if, arbre que l´on rencontre fréquemment dans les cimetières, fut longtemps utilisé pour fabriquer des arcs, des flèches, des lances et des boucliers. Nos ancêtres s’en servaient dans la confection des massues et des fléaux d’arme, tandis que les druides taillaient leurs baguettes dans ses branches.C’est sur son bois que l’on inscrivait les oghams (runes), tandis que l’on empoisonnait les pointes de flèches avec sa sève. La massue Daghdad du dieu Taran est en If, elle tue d’un bout et résuccite de l’autre.

C’était l’un des cinq arbres magiques de l’ancienne Irlande.

L’If de Ross était un arbre merveilleux dont les fruits donnaient la Connaissance à tous ceux qui en mangeaient, après une quête aussi longue que périlleuse telle celle des chevaliers de la Table Ronde…

Vertus médicinales : L’if est surtout connu pour ses vertus diurétiques et astringentes mais sa sève et ses fruits sont toxiques.

Le Noisetier (ou coudrier) :

La Noisetier symbolise la sagesse, le puits, l’enseignement caché, la connaissance,

le savoir, l’expérience, l’ouverture, le désir, et la capacité de réconciliation.

Si l’on dormait sous ses branches, il arrivait que l’on fasse des rêves prophétiques. C’est pour celà que les sourciers se servent de ses branches comme baguettes pour découvrir des sources cachées sous la terre. On utilisait aussi le bois pour les baguettes (magiques) des druides et les bardes. Le noisetier est associé aux puits et est souvent planté non loin d’eux, afin d’en assurer la protection. Dans la mythologie celtique, le noisetier était le gardien de la source des sciences. Les licornes et les fées, initiatrices de l’enseignement

druidique, se cachaient dans ses branches.

Le noisetier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides.

Une ancienne coutume bretonne voulait que l’on place une corbeille remplie de noisettes sous le lit des jeunes mariés afin que leur union soit féconde.

Vertus médicinales : La médecine des plantes lui emprunte son écorce, ses chatons, ses feuilles et ses fruits.Le noisetier est connu pour ses vertus dépuratives, diurétiques, antihémorragiques, astringentes, cicatrisantes et fébrifuges. Il est aussi utilisé pour soutenir les traitements de beauté, et lutter contre la dermatose, les calculs urinaires, la sénescence, les ulcères et les varices, pour chasser les parasites intestinaux et équilibrer les menus des diabétiques.

Le Noyer :

Le Noyer symbolise l’intelligence à cause de la forme de ses cerneaux qui ressemblent à s’y méprendre â un cerveau humain.

Le Noyer figure aussi au nombre des grands réprouvés essentiellement pour sa capacité à inhiber la flore qui pourrait entrer en compétition avec lui. D´où la fameuse superstition qui incite à ne pas dormir sous un noyer, sous peine de nausées, maux de tête et de risquer d´être visité par le Diable. En revanche, tous les produits du noyer (fruits, bois, écorce, feuilles) sont appréciés à juste titre du monde médiéval.

Pour les paysans, le noyer est un arbre de bon augure. S’il donne beaucoup de noix une année, ils savent que l’hiver sera rude, mais par contre que la récolte de blé suivante sera très bonne. Les Gaulois s’en méfiaient, car c’est un arbre plutôt solitaire.

La légende dit que si on cueille des branches la veille de la Saint-Jean et qu’on les suspende dans la maison, on est protégé de la folie et de la foudre.

Dans le Dauphiné, on offre une noix fraîche aux jeunes mariés devant l’église, ce présent symbolise l’attachement que chacun doit avoir pour l’autre (comme les deux cerneaux liés ensemble dans la coquille). En Ecosse, les fiancés font brûler deux noix dans le foyer; selon l’apparence du feu et la manière dont elles se consument, ils connaissent en détail l’avenir de leur ménage. Le noyer est à l’origine des noms suivants : Nouget, Nogaro, Noguier.

C’est avec le noyer que l’on fabriquait les meilleurs sabots.

Vertus médicinales : On l’utilisait autrefois pour redonner des cheveux à ceux qui en manquaient en leur administrant des cataplasmes de noix mâchées sur le crâne.

La noix fournit de l’huile très appréciée, de la teinture par son brou , et son bois est très utilisé en ébénisterie.

L’Olivier :

L’Olivier symbolise la récompense, la purification, la force, la paix retrouvée, la victoire, la fécondité, l’or, l’amour, la longévité, la victoire (la couronne des vainqueurs), et la pureté.

Vers la fin du déluge, une colombe rapporta une branche d’Olivier vers l’arche de Noé. Selon une vieille légende, la croix du Christ était fabriquée de Cèdre et d’Olivier. C’était l’arbre consacré au dieu romain Jupiter et à la déesse grecque Athéna.

L’Orme :

Il symbolise les cycles de l’énergie naturelle qui est en nous, toujours renouvelée afin que nos expériences et nos blessures deviennent notre force.

Cet arbre a toujours détenu des pouvoirs surnaturels. Dans la France du Moyen-âge, il était

appelé « l’arbre de la justice » parce que c’était sous sa canopée que les seigneurs et les juges rendaient leurs jugements. On savait l’Orme capable de guérir diverses maladies cutanées, dont la lèpre. Les guérisseurs enlevaient des morceaux d’écorce d’Orme pour concocter des remèdes contre le rhumatisme. On attribue à trois Ormes plusieurs fois centenaires et situés dans le département de la Somme, le pouvoir d’avoir

détourné la peste d’un village de cette région de la France, alors que des villages

voisins étaient sévèrement touchés par le terrible fléau.

Cet arbre est généralement attribué à Bacchus car il était utilisé pour son culte et dans la culture de la vigne. En effet, les piquets de vigne étaient en orme.

L’orme au feuillage précoce était planté, à l’origine, par les nymphes elles-mêmes, près de la tombe des héros.

Vertus médicinales : L’arbre aux pouvoirs surnaturels: au Moyen age il était réputé guérir la lèpre et autres maladies cutanées.Les sorciers utlisaient l’écorce pour concocter des remédes puissants (rhumatismes et sciatiques).

Les feuilles de ces arbres, appliquées sur les plaies, étaient considérées comme les plus bénéfiques contre les hémorragies.

Il est aussi réputé contre la calvitie, les dartres, l’eczéma, les dermatoses, les plaies.

Le Peuplier :

Il symbolise l’arbre du Peuple, l’Autre Monde, la vie cyclique des âmes, la mélancolie,

le souvenir des êtres disparus, le vieil âge de l’homme, l ‘espoir, la promesse de régénérescence, le temps, le courage d’entreprendre et la patience.

Cet arbre propre à l’hémisphère boréal tire son nom du mot latin Populus et de l’ancien français Poplier, deux termes qui signifient Peuple. La légende dit que c’est l’Arbre du peuple puisque ce serait sous des Peupliers que celui-ci prenait autrefois des décisions importantes. La mythologie grecque raconte que la nymphe Leucé se métamorphosa en peuplier en tentant vainement d’échapper à Hadès qui la poursuivait. Elle demeure depuis, dans l’Autre Monde, sur la rive du fleuve « Mémoire ». Héraclès, ayant visité le territoire des morts, ramena une branche de ce peuplier et s’en tressa une couronne. Les feuilles qui touchaient sa tête devinrent blanches tandis que les autres restaient noires comme l’âme des morts. Depuis, on honore le peuplier blanc car sa double couleur en fait un arbre des deux mondes.

Vertus médicinales : Nombreuses.Le peuplier est connu pour ses vertus toniques,expectorantes,fébrifuges, diurétiques, aseptisantes et vulnéraires. Il est utilisé notamment pour soutenir les traitements contre les hémorroïdes,les problémes urinaires, les intoxications alimentaires, les affections pulmonaires, les douleurs articulaires, les gerçures et les rhumatismes. Les amérindiens utilisaient sa résine contre les maladies de peau.

Le Pommier :

Le Pommier symbolise la sagesse, la connaissance, l’immortalité, la magie, la révélation,

la science, l’Autre Monde, la fécondité, la beauté, l’amour, la perfection, et le lien permanent qui unit l’homme à la nature.

Son fruit est identifié depuis très longtemps comme un fortifiant et comme un remède préventif contre la maladie. À cet effet, souvenons-nous du vieux proverbe anglo-saxon: « An apple a day keeps the doctor away ». Merlin enseignait sous un pommier, et l’ile mystérieuse d’ Avalon, appartenant à un autre monde que celui-çi, se traduit littérallement par « l’ile des pommes », c’est donc un arbre de l’Autre Monde où reposent Arthur, Merlin, Morgane et Mélusine. La Bible ne parle que d’un fruit qu’Adam et Eve auraient cueilli sur l’Arbre de Science, sans préciser l’espèce du fruit. L’interprétation médiévale en a fait une pomme. La mythologie grecque parle aussi de fruits de science : les pommes des Hespérides, qu’Héraklès alla chercher… à l’extrême ouest lors d’un de ses 12 travaux. A noter que le nom d’Avallon évoque la pomme en tant que fruit de science (celtique aballo, gallois afal, breton aval, radical indo-européen qui a aussi donné Apfel en allemand et apple en anglais). Les Pommes d’Or du jardin d’Héra était gardé par les Hespérides. Le pommier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides. Les licornes étaient supposées se reposer et se réfugier sous ses branches. En transperçant de sa flèche une pomme posée sur la tête de son fils Guillaume Tell libéra son peuple et son pays. Les anciens druides assuraient que la connaissance était l’attribut de cet arbre.

Vertus médicinales : « Manger une pomme par jour préserve de la maladie » ,

Vieux dicton qui montre que depuis trés longtemps la Pomme est considéré comme un fortifiant et un reméde préventif. Le pommier est connu pour ses vertus diurétiques, antigrippales et dépuratives. Il est utilisé pour soutenir les traitements contre l’anémie, le diabète, l’infarctus du myocarde, le cholestérol, l’hypertension et l’asthénie, les maux de foie et d’estomac, pour soulager les douleurs articulaires, les insomnies et le surmenage.

Il participe aussi aux soins de beauté, de la peau et du visage.

Le Sapin :

Il symbolise le pont entre ciel et terre, la fluidité du lien qui relie le haut et le bas, le spirituel,

le matériel, l’esprit, la matière, la générosité, le courage, la résistance, la lumière de l’espérance, l’élévation d’esprit, et l’idéal spirituel.

Depuis les Celtes c’est le symbole de l’espoir toujours renouvelé des forces de lumière sur les ténèbres, et de la vie sur la mort.

On dit que le Sapin empêchait la foudre de tomber et conjurait les mauvais sorts. En Allemagne, on flagellait autrefois les femmes durant le mardi gras, avec des branches de cet arbre, dans le but de leur permettre d’avoir des enfants. Chez les Grecs,pour attirer le regard de la déesse Artémis à l’arc d’argent, on plaçait devant la porte et tout autour de la chambre où devait avoir lieu la naissance de nouveaux-nés des rameaux de sapins que l’on brûlait rituellement comme des torches. Dans les cultes gaulois, Druntia, déesse du Sapin, était honorée comme protectrice et reine des druides.

Vertus médicinales : la première qualité du sapin est la fluidité.Il aide à libérer la respiration et à lever les blocages qui proviennent d’une mauvaise circulation de l’énergie ou du sang dans le corps. Vertus toniques, diurétiques et cicatrisantes. Il est utilisé aussi pour soutenir les traitements contre les durillons et les verrues, et pour accélérer la cicatrisation des plaies. La résine trés estimée a de nombreux pouvoirs (contre l’asthme, la bronchite et la toux notamment).

Le Saule :

Une croix faite avec deux rameaux de Saule, que l’on jetait dans l’eau d’une source sacrée,

permettait de connaître l’imminence ou non de sa mort. Une croix flottante annonçait une mort certaine dans les mois suivants. Celle-ci était cependant éloignée si la croix coulait; plus éloignée encore si elle atteignait rapidement le fond de l’eau. Le phénomène

apparaît toutefois contradictoire quant à la mort associée à la flottaison plutôt qu’à la disparition de la croix.

Vertus médicinales : L’aspirine(l’acide salicylique est tirée du saule qui posséde lui aussi de trés nombreuses vertus): contre les rhumatismes(saule blanc), contre le pyrosis,

les aigreurs d’estomac, les intoxications alimentaires(écorce). contre les douleurs arthritiques et les cors, et contre l’insomnie nerveuse (feuilles).

Le Sorbier :

Prisé par les druides pour son pouvoir protecteur, on le trouve souvent à l’époque près des cercles de pierres. Aujourd’hui, planter un sorbier près d’une maison est dit bénéfique alors qu’en couper un porte malheur. Dans la légende de Diarmaid et Grainne, les amants se cachent dans un bois. Diarmaid demande alors l’autorisation à l’esprit des arbres de s’abriter sous les branches d’un sorbier, puis elle tue cet esprit pour cueillir les baies magiques qui ont le pouvoir de redonner la jeunesse à celui ou celle qui les mange. Dans le folklore, les baies de sorbier sont réputées pour faciliter la naissance des enfants.

Le Tilleul :

Il symbolise la protection, l’amitié, la fidélité, et l ‘amour conjugal.

On le suspendait dans les étables et les maisons pour son pouvoir protecteur, même si les elfes dansaient en rond autour de lui en laissant sur le sol des cercles verts.

Celui qui portait un sachet contenant son écorce broyée était à l’abri des chutes, blessures, insolations, intoxications et en général de tous dangers corporels…

Les sorcières aussi aiment les tilleuls et c’est sans doute pourquoi dans les Flandres on trouve souvent accrochées à ses branches des images de la Vierge, pour les éloigner lorsqu’elles veulent se réunir sous ces arbres.

Vertus médicinales : Employé pendant des siècles contre les affections de la peau, les maladies épidémiques, la paralysie, les vertiges et les œdèmes. Sa deuxième écorce guérirait les ophtalmies et son ombre serait très bénéfique aux épileptiques.Ses fleurs ont des propriétés adoucissantes reconnues (tisane).

Source, site Lesdons

Date de dernière mise à jour : 04/09/2015

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