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Technique de méditation

TECHNIQUES DE MEDITATION
 
Le bouddhisme possède de nombreuses techniques de méditation : 2 en particulier (simples et sans danger) qui conviennent parfaitement à l’homme contemporain et occidental à la recherche de la paix intérieure, quelles que soient ses convictions et sa religion-
la concentration sur la respiration mène à la pacification et à la détente de l’esprit (shiné en tibétain, samatha en sanscrit)-
l’attention vigilante au corps et au mental menant à la vision pénétrante, développe un esprit lucide et libère des tendances mentales négatives (Ihagtong en tibétain, vipassana en pali).
 
 
 
 
D'abord, s'asseoir confortablement. 
Ensuite prendre la position appropriée pour nous.
La posture expliquée ici est dite "posture en sept points".
Certes, tous ne sont pas capables de s'asseoir dans la position du lotus pendant des heures.
Ainsi il faut faire attention à ne pas se blesser. Il est préférable de prendre la posture du demi-lotus ou une posture qui nous cause moins de mal afin de mieux pouvoir se concentrer sur l'objet de méditation.
 
 
Position : Des jambes : Les jambes sont croisées en posture de lotus, demi-lotus ou à l'Indienne, assis sur un coussin. S'il y a des problèmes de dos ou de genou, s'asseoir sur une chaise.
 
Des bras et des mains : Les bras ne sont pas pressés contre le corps, mais plutôt espacés pour permettre la circulation d'air. Cela nous aide à rester réveillé. Les mains reposent, deux pouces en dessous du nombril; les deux pouces se touchent légèrement (forme de triangle)
 
Du dos : Il est très important que le dos soit droit mais relaxe en même temps et non pas rigide. Comme si votre colonne vertébrale était une pile de monnaie ! Cette position semble difficile au début mais elle devient naturelle grâce à une pratique quotidienne. Vous vous rendrez compte des bénéfices: l'énergie du corps se déplace librement; vous restez réveillé et confortable pour de plus longues périodes de temps.
 
Des yeux : Au début, il est acceptable de fermer les yeux. Cependant, on suggère de garder les yeux un peu ouverts en regardant vers le bas. Les yeux fermés, on pourrait facilement s'endormir ou se laisser distraire par des images, ce qui nuit à la méditation.
 
De la mâchoire : La mâchoire est détendue et les dents un peu séparées, la bouche aussi détendue, les lèvres se touchant légèrement.
 
De la langue : le bout de la langue doit toucher le palais juste à l'arrière des dents supérieures. Une telle position réduit la salivation ainsi que le besoin fréquent d'avaler; un tel besoin pourrait nuire à la concentration pendant de plus longues périodes de méditation.
 
De la tête : Le cou doit être penché un peu vers l'avant pour que le regard puisse se diriger naturellement vers le plancher devant soi. Si la tête est trop penchée vers l'arrière, il y aura des problèmes de vagabondage et d'agitation mentale; si la tête est trop penchée vers l'avant, cela risque de causer une lourdeur, voire le sommeil. Pour une plus grande flexibilité des jambes et des jointures, des exercices de hâta yoga sont recommandés.
 
 
 
 
LA PROGRESSION DU CALME INTERIEUR 
"Samatha"
le chemin de la méditation
 
 
 
 
 
”SAMATHA” le chemin de la méditation - Samadhi ou le chemin par la méditation vers le repos spirituel.
 
Les textes bouddhistes illustrent la pacification du tourbillon des pensées par la métaphore d'une cascade mugissante qui peu à peu se calme à mesure qu'elle chemine dans la plaine pour finalement rejoindre le vaste océan.
 
 
 
 
Les pensées sont l'activité naturelle de l'esprit, et la méditation n'a pas pour but de les arrêter.
 
 
 
Observer les pensées, c'est un peu comme courir après un bus. On atteint l'arrêt au moment où le bus repart, de sorte qu'il n'ya plus qu'à attendre le suivant. Il y a un intervalle, aussi court soit-il, entre les pensées. Dans cet intervalle, vous pouvez faire l'expérience de l'espace totalement ouvert de l'esprit naturel. Puis une autre pensée surgira, et quand elle disparaîtra il y aura un nouvel intervalle.
Le fait d'observer, va vous permettre d'être détaché.
Lorsqu'on est observateur, il se crée automatiquement une distance entre l'observateur et le sujet observé.
 
 
 
 
Imaginons que nous partons dans la forêt pour étudier le comportement d'un animal sauvage. Nous allons d'abord trouver un endroit où nous installer, puis nous passerons de nombreuses heures à simplement observer le comportement de cet animal. Nous allons nous placer en position de «témoin» et prendrons des notes sur tout ce que nous observons concernant l'animal, mais jamais nous n'interviendrons, jamais nous ne jugerons ce que nous voyons, et quoi qu'il arrive, nous serons heureux, car nous savons qu'en fin de compte nous aurons approfondi notre connaissance sur cet animal.
 
Tu es cette personne qui part en observation, et l'animal que tu vas observer est ton mental. Installe-toi confortablement en position assise. Sois à l'aise et ferme les yeux. Prend quelques respirations profondes et observe ce qui se passe au niveau des pensées. Regarde tes pensées comme s’il s'agissait d'un film. N'analyse pas tes pensées, ne les juge pas non plus, regarde les simplement et laisse les être là. Observe s’il y a une agitation ou si le mental est calme. Observe comme les pensées apparaissent d'elles-mêmes. Une pensée apparaît et elle en entraîne une autre à sa suite, formant des chaînes de pensées et parfois elles t’embarquent totalement. Il se peut qu'à ce moment là tu oublies totalement que tu es là. Ce n’est pas grave, dès que tu le remarques, redeviens observateur. N'essaye pas de contrôler ou de chasser les pensées, c’est impossible ! L’esprit fabrique les pensées, il est fait pour ça. Ne leur donne pas suite volontairement. Ne les nourris pas non plus. Laisse les simplement être et observe.
 
Rester détacher d'elles, cela permettra au mental de s'habituer au détachement et nous pourrons ensuite aborder tous les événements de notre vie avec ce même détachement. Faisons cela pendant le temps que nous souhaitons. Ne forcons rien. Si un état de relaxation profonde ou d’embarquement total s'est installé, revenons tout en douceur vers l'activité de l'observateur.
Reprendre «le contrôle de son esprit», c’est être maître de soi-même… et c’est un pas vers la liberté.
 
 
 
"Un simple constat !"
 
Tu ressembles à ces oiseaux qui, ayant longtemps vécu en cage, retournent à celle-ci, alors même qu’ils ont la possibilité de s’envoler dans l’espace.
Le ciel du changement t’apporte le vertige et une grande peur. Tu es habitué depuis si longtemps à tes imperfections, que tu as du mal à imaginer ce que serait la vie sans elles. Tu es en pleine illusion, et sache que la liberté arrive rarement sous la forme que l’on attend.
Oui ! Tu es trop habitué à tes chaînes. Elles t’irritent, elles te blessent, mais au moins elles te sont familières.
 
On croit souvent que méditer, c'est imposer un état vide à l'esprit, un état sans aucune pensée ni mouvement mental. Cette conception est erronée.
La méditation n'a rien à voir avec le fait de créer un vide volontaire dans l'esprit ; méditer, ce n'est pas arrêter le mouvement des pensées, mais demeurer sans saisie quant à ces pensées.
S'il n'y avait pas de pensées ou mouvement conceptuel dans l'esprit, qui méditerait ? 
 
 
 
 
 
EXAMINONS UNE PENSEE...
 
 
Ce que l’on appelle pensée est un phénomène qui dure une fraction de seconde, mais en une fraction de seconde, il se passe beaucoup de choses. Le phénomène de la pensée est beaucoup plus subtil que ce que l’on perçoit en fin de compte.
Lorsqu’on considère un objet, par exemple un verre d’eau, il y a :
 
le phénomène premier de la perception pure.
Le deuxième stade est celui de la sensation : on voit une couleur (une transparence), on sent (c'est inodore), on touche (c'est liquide), on peut goûter (c'est sans saveur).
Troisièmement, on nomme, c’est la dénomination. On pense : "C’est un verre d’eau. C’est le stade de la reconnaissance, le moment où l'on conceptualise l’objet.
A la quatrième étape vient l’émotion. On peut considérer que l’on aime ou que l’on n’aime pas l’objet. Si j’ai soif : "Oh ! Un verre d’eau". Si je n’ai pas soif : "Beurk, de l’eau !". L’émotion est totalement aléatoire.
Le cinquième stade est ce que l’on appelle la saisie émotionnelle, l’élucubration mentale. Sur cette base d’émotion, je commence à construire une histoire. Par exemple : "Que c’est gentil de m’avoir donné de l’eau" ou "On aurait pu me faire du thé quand même". Tout dépend de l’état d’esprit dans lequel je suis, c’est complètement aléatoire, fortuit, là aussi.
 
 
Problèmes possibles : Les distractions pendant la séance de méditation pourraient être des pensées sur l'amour, la haine, de belles et de mauvaises expériences, une ou des conversations récentes, le cinéma, la musique, l'argent, un bon repas, etc. Ce n'est pas facile de laisser tomber ce vagabondage mental: nous y sommes trop habitués. Mais il faut se rendre compte que ce vagabondage est l'opposé de la méditation. Si l'on passe notre séance de méditation à flirter avec nos pensées, de tourner en girouette à la surface de notre esprit, on ne pourra pénétrer à ses profondeurs ni développer la concentration nécessaire pour percevoir la réalité telle qu'elle soit, par soi-même.
 
La respiration : Ainsi, en restant neutre face aux pensées qui surgissent pendant la séance de méditation, on observe la respiration normale. On peut compter chaque expiration jusqu'à 21, et ensuite descendre à 1 pour retourner à 21, et ainsi de suite. Pourquoi 21 ? pour ne pas être tenté de battre des records en comptant ! On observe ce qui se passe intérieurement, sans s'y arrêter, pendant toute la séance de méditation. On revient toujours à concentrer son attention sur la respiration tout en comptant les expirations.
 
Dites-vous que les pensées sont comme les vagues de l'esprit: ça vient et ça s'en va tout simplement, tout comme les vagues de la mer. Une fois le contrôle de notre esprit acquis, nous pouvons garder l’attention sur l'objet de la méditation, notamment la respiration.

SI VOUS NE PRENEZ PAS DU TEMPS POUR VOUS,

QUI LE FERA A VOTRE PLACE ? 

 

 

L’approfondissement de la compréhension de la technique de méditation et les
consignes concernant la position de l’esprit dans cette méthode.
 

La position de l’esprit c’est le plus fondamental qui soit, qui est de voir ce qui est, comme c’est et non pas comme nous le faisons d’habitude – ou nous voyons le monde, intérieur ou extérieur, comme nous avons été conditionnés à le voir, comme on nous a appris qu’il fallait le voir, comme nous le craignons ou comme nous le désirons. C’est à dire que nous sommes déformés et que nous ne voyons pas les choses comme elles sont parce que nous sommes sous l’influence de facteurs qui altèrent notre lucidité, qui déforme notre sagesse naturelle, qui sont de l’ordre de l’ignorance ou de l’erreur.
Ca c’est la première catégorie de facteurs qui nous enferme dans notre misère quotidienne.

La deuxième série de facteurs et ceux qui tiennent aux désirs – nous souhaitons que les choses soient d’une certaine façon – nous soupirons après, nous voyons donc ce que nous souhaitons voir et nous détournons la vue de ce qui nous gêne. Nous sommes attachés à une certaine façon de voir les choses. Donc tous ces facteurs de désir et d’attachement nous entretiennent dans une vision qui nous rend les choses plus agréables.

Et la troisième catégorie de déformation consiste en nos répulsions, et en l’attachement que nous pouvons avoir – négatif cette fois – à tout ce que nous n’aimons pas, tout ce que nous craignons, ou tout ce que nous détestons. Nous avons donc une vision qui est partielle, fausse et qui fait que nous ne voyons pas la chose telle qu’elle est mais tel que nous sommes conditionnés à la voir comme dangereuse, mauvaise, désagréable… Il est bien évident que tant que notre vision colorée par ces attachements passionnels positifs ou négatifs, nous ne voyons pas les choses comme elles sont.
Or c’est ce que la pratique méditative va nous faire expérimenter, et nous allons le vérifier des millions de fois…

J’aime, je n’aime pas.. Je prends position pour ou je prends position contre – de façon évidente et grossière ou légère subtile ou détournée, dans les deux cas nous nous en apercevrons facilement. Et derrière ces deux catégories de prise de position pour ou contre, il y a à l’œuvre des facteurs plus cachés qui sont tous les jugements à priori qui fonctionnent en nous d’une façon automatique et dont nous n’avons absolument pas conscience, parce qu’ils nous sont tellement familiers, ils sont tellement anciens et fondamentaux que nous n’avons même pas idée que les choses puissent être autrement. Et la pratique va nous permettre petit à petit, avec difficulté, de nous rendre compte de ces lunettes colorées qui déforment notre vision des choses.

Nous sommes tous porteurs de ce genre de principe qui sont à la base même de notre existence. Tout ça remonte aussi loin que notre naissance, et même avant, disent les orientaux, et puis il y a la langue que nous parlons : Nous n’avons pas conscience, mais nous sommes «français» notre vision du monde est déterminée par la langue française et la civilisation française évidemment. Quand je dis «ma» montre- le possessif est quelque chose d’extrêmement fort – mais on dit aussi ma femme ou mon mari.. mes enfants, et nous en parlons comme d’une chose que nous possédons - en sanscrit on dit : je suis le père de ces enfants ou cette femme est pour moi une femme ou je suis pour cette femme un mari. C’est complètement différent ! La langue met l’accent sur la relation – qui est une relation parent, enfant.. Donc on a à l’égard de cette autre personne le devoir d’un mari, d’un parent… La langue ne dit pas que nous sommes le possesseur de cette personne.
Rien que le fait de pratiquer une certaine langue fait que nous n’avons pas les mêmes relations. Ceci à titre d’exemple…et on pourrait en trouver une foule.

 




Mais tout ça, 
on va le voir dans la pratique méditative 

 

 

 

Pourquoi ? Parce que la sagesse est déjà présente en nous – elle est recouverte par des voiles, mais elle est là et le tout petit peu qui est suffisant va nous rendre capable de constater que ce qui est en train de se passer dans notre mental, c’est : j’aime ou je n’aime pas ou je porte un jugement. On va voir qu’il s’agit d’un phénomène conditionné par le passé, par l’histoire, parce que l’on a été et nous le voyons donc, comme ça..

Nous sommes en train de méditer – en principe nous devrions être attentifs à notre sensation corporelle ou à notre respiration et puis tout d’un coup nous sommes en train de penser qu’il faudrait quand même que nous prenions une décision pour savoir si nous allons passer nos vacances aux Baléares ou en Tunisie, si nous allons prendre un billet dans l’agence de voyage n° 1 ou n° 2 parce que les conditions sont peut être meilleures ! Et ça y est, nous sommes partis pour nos vacances…Et nous allons peut être passer une bonne partie de notre séance à faire des plans pour nos prochaines vacances. Puis tout d’un coup, nous allons nous apercevoir que nous avons dérapé, que nous sommes en train de nous promener aux Baléares. Il n’y a pas besoin d’être agrégé pour se rendre compte, d’imaginer des vacances – nous sommes donc le jouet de nos désirs – situation humaine banale – et il en est ainsi tout le temps.

On peut prendre un exemple de sens inverse : Nous sommes sur le coussin et nous sommes en train de repasser pour la énième fois, l’engueulade que nous avons eu avec un collègue au bureau – où il s’est montré fort désagréable et injuste à notre égard et en public et que ce salaud là, nous allons lui garder un chien de notre chienne… Puis tout d’un coup nous prenons conscience de ce qui nous arrive et nous nous rendons compte que nous sommes le jouet de notre colère et peut être même de notre haine à l’égard de ce collègue désagréable. etc.… Toutes les situations humaines peuvent y passer. Mais dans tous les cas, nous avons été le jouet de notre colère, comme tout à l’heure le jouet de notre désir de vacances. Et nous avons été emportés, sans nous en rendre compte. Mais à partir du moment ou nous nous rendons compte de nos dérapages, nous pouvons revenir à la sensation du corps assis sur le coussin. C’est le schéma fondamental de la libération. Et petit à petit nous apprenons à voir et à abandonner tous les attachements positifs ou négatifs et toutes les erreurs que nous promenons avec nous.

 


 





 

LIBERONS-NOUS !
Déposons le fardeau
3 Conseils... 

 


Premier conseil : Nous sommes toujours en train de porter sur les épaules un «sac» plus ou moins lourd : tu dois.. Il faut que.. Si tu fais pas comme ça c’est pas bien… Nous avons tous entendu ça, des milliers de fois, en famille et à l’école.. Bon et bien écoutez, ça suffit ! Déposons un peu le fardeau, faisons-nous un peu confiance ou plus exactement - pas confiance à moi – à mon petit moi- faisons confiance à la sagesse qui est en nous, avec laquelle nous n’avons pas suffisamment eu de bons rapports jusqu’ici, mais qui ne nous en veut pas pour autant, et qui fera son boulot si nous ne lui cassons pas les pieds. Ne nous compliquons pas la vie – simplifions-nous la vie -

Le deuxième conseil dit : Quelque soit le phénomène que nous considérons ou constatons, regardons le à partir de ce principe : Je ne suis pas ceci – ceci n’est pas à moi – ceci n’est pas mon moi. Quelque soit le phénomène que nous constatons : Je fais des projets pour aller passer des vacances aux Baléares, je me répète pour l’énième fois mon engueulade avec mon collègue de bureau, je me répète d’une façon beaucoup plus agréable ma dernière séance amoureuse, je suis en train de tirer des plans pour augmenter le rendement des bénéfices de ma petite entreprise, je suis en train d’améliorer mon argumentation pour la dissertation philosophique que je dois présenter demain etc.… etc.… Tout ça et tout ce que nous pouvons imaginer – qu’est ce que c’est que tout ça– Ce sont des phénomènes mentaux : il y a du désir, de la colère, du sexe, de l’orgueil, de l’intelligence rationnelle. Des souvenirs, des projets, des machins nombreux, mais tout ça, ce sont des phénomènes mentaux qui trouvent leur racine dans de l’ignorance, du désir et de la répulsion.
Je ne suis pas ces phénomènes : Quand j’étais nourrisson je n’avais pas ces phénomènes là, dans vingt ans je n’aurai sûrement pas les mêmes – donc je ne suis pas ces phénomènes. Ca c’est un moment historique, dans une évolution, dans un changement permanent qui commence à l’état de nourrisson et qui finit comme un cadavre – ce sont des phénomènes impermanents, passagers, changeants, conditionnés – Je ne suis pas un phénomène impermanent, changeant, conditionné, plus ou moins stupide d’ailleurs -
Ceci n’est pas à moi : Ce phénomène n’est pas à moi – ce n’est pas ma propriété – ce n’est pas quelque chose que je possède et qui donc me possède – car si j’ai des biens, du fric, des propriétés, je suis possédé par mon fric, je suis possédé par mes propriétés et elle me possède dans tous les sens, elle m’empoisonne la vie – donc je ne suis pas mes possessions.

Et le troisième conseil : ça n’est pas mon moi : je dis MOI, MOI le centre du monde, la réalité que je suis… Moi, je suis ces phénomènes là ! Et bien Zut ! Alors.. Quelle catastrophe ! Moi, mais si j’étais ça, ce serait épouvantable, je serais le jouet définitif pour toujours de toutes mes passions, de toutes mes émotions, de toutes mes frustrations, de toutes mes tristesses de tous mes échecs et j’aurai ça sur le dos jusqu’à la fin … Si j’étais vraiment ça il n’y aurait aucune libération – je serais foutu jusqu’à la fin des temps – Pas moyen de s’en sortir, alors la sagesse nous dit : je ne suis pas cela.


 





 

TOUT CA C'EST LE MONDE DES PHENOMENES, 
le monde de l’activité mentale
 

 

 


Un monde très compliqué, avec des racines très anciennes et un monde qui est régit par la loi de la causalité, par le déterminisme –

Nous sommes conditionnés à être ce que nous sommes – nous sommes obligés de supporter le fait que nous sommes français, que nous parlons français, que nous sommes élevés dans la civilisation française, que nous subissons l’histoire de France, que nous subissons l’histoire de notre famille, de notre éducation, de notre destinée individuelle, tout ça nous le subissons, nous sommes l’esclave de tout ça – C’est ça l’énorme sac que nous portons sur nos épaules – c’est très lourd, fatiguant ! si nous prenons le sac et que nous le posons par terre, tout d’un coup nous nous sentons beaucoup plus «léger». Donc quel que soit le phénomène que nous constatons, dites-vous que nous ne sommes pas ceci, ceci n’est pas à moi, ceci n’est pas mon moi. 

Ca nous permet de déposer le fardeau. Entendons-nous, nous allons faire des toutes petites libérations – laisser tomber un tout petit attachement comme ça pendant 30 secondes et puis ça va revenir – évidemment – mais nous savons comment faire – nous voyons, nous abandonnons, ça revient et au bout de quelques millions d’abandons ça va beaucoup mieux et progressivement nous nous dégageons de tout.. – Mais on peut se dire qu’est ce qui va nous rester ? J’espère rien du tout, rien à Moi. Ca ne veut pas dire que les choses vont disparaître. Ce qui va disparaître ce sont les attachements aux choses.

Ce matin il pleuvait, il pleut, nous constatons : il pleut – que ça nous plaise ou que ça ne nous plaise pas ! il pleut, nous ne pouvons pas supprimer la pluie, nous ne pouvons pas non plus supprimer nos états mentaux à moins de nous tirer une balle dans la tête – et encore ça continuera après, alors ce n’est pas une solution – Donc la seule chose à faire est de voir comme c’est : il pleut – Si nous disons, oh ! Il pleut, je n’aime pas la pluie, c’est triste la pluie.. Nous allons nous mettre à pleurer, être triste toute la journée, mais ça c’est de notre faute – tandis que si nous voyons la pluie, comme la pluie, alors à ce moment là ce n’est pas désagréable la pluie – la pluie ce n’est désagréable que si on n’est contre la pluie.

 

Tout ça pour voir que l’on a des pensées 

Nous sommes pour ?
Nous constatons qu’il y a un préjugé pour.
Nous sommes contre ?
Nous constatons qu’il y a un préjugé contre.
Et nous abandonnons le pour et le contre.

Nous voyons simplement les choses comme elles sont…
...paisiblement.
Et à ce moment là...
nous sommes intérieurement tranquilles et libres des attachements. 
 

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Date de dernière mise à jour : 12/02/2017

 

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